Non la France n'est pas en retard, bien au contraire

Publié le par François Cordelle

Non la France n'est pas en retard, bien au contraire

L'Union européenne traduit les ambitions climatiques en « action pour le climat » d'une manière un peu particulière, en ne comptant pour ces actions que le recours aux énergies renouvelables, seules qualifiées de « propres ».

 

Dans ces conditions, le bilan actuel des actions des différents pays conduit à féliciter la Suède qui affiche une production d'électricité presque totalement décarbonée puisque le seul CO² émis provient de la biomasse (6 %), à affecter aux Pays-Bas le plus mauvais score avec seulement 5,8 % d'énergies renouvelables et à reprocher à la France de n'atteindre que 14,9 % au lieu des 17 % attendus (pourquoi?).

 

En fait, la France n'a pas besoin d'énergies éoliennes ou solaires pour faire son électricité sans carbone, car, comme la Suède, elle la fait pour près de 90 % avec des centrales hydrauliques et nucléaires, le recours à un peu de combustibles fossiles (4 %) n'étant imposé que par le caractère intermittent et aléatoire de ses énergies éoliennes et solaires. Sans ces dernières, les émissions de GES pourraient être strictement nulles.

Pourquoi le nucléaire suédois serait-il vertueux et le nucléaire français exécrable ?

Au contraire, on devrait noter que, grâce à ce dernier, la France exportant environ 10 % de sa production électrique, elle contribue, pour les autres pays d'Europe, à la réduction des émissions de GES, très importantes pour certains.

 

Finissons de confondre le souci de lutter contre le réchauffement climatique (limiter les émissions de CO²) et la lutte contre l'énergie nucléaire dont on ne peut pas nier qu'elle soit très efficace pour cela. La France n'a rien à se reprocher dans cette lutte pour le climat, comme nombre de pays le reconnaissent.

Publié dans Climat, Renouvelable

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